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2006 - Atelier Raïth à Sidi Bou Saïd - Tunisie

Vernissage de sa précédente exposition (2006)
Des exigences
artistiques
A vouloir découvrir tous ces tableaux de Laetitia Di
Maccio qui s’intitulent : les iris, Maternité II, Rose pompon, Le dos de
Marina, Les bols, Paysage, Le vase… on est soudainement étonné de ne pas en
percevoir l’unité, ce lien qui nous permettra d’établir des points de
correspondance, voire des analogies. C’est sans doute pour cela, que notre
réticence à porter un jugement, est là. Mais voilà que le fil conducteur si
adroitement dissimulé se révèle : les objets, paysages et personnages de ces
tableaux ont ceci de commun, c’est qu’ils « posent ». Tout cela, confère aux
sujets de ses tableaux une majesté et une élégance peu communes.

Laetitia en compagnie d'une amatrice d'art
Le mélange des couleurs froides et chaudes est là pou
accentuer le contraste, le noir suit comme un ingrédient inévitable et les
objets et les personnages se parent d’une sensualité pulpeuse. Laetitia Di
Maccio se sert du doigté de la profession et il n’est pas besoin d’être un
habitué de son art, pour le remarquer. On est bien sûr tenté de lui poser
cette question si bête : Est-ce que cela peut aider d’être ce q u’on est,
quand on est fille d’un peintre si célèbre sur la place ? Nous ne cèderons
pas à une tentation peu édifiante. Laetitia nous a habitué à une peinture
figurative de qualité qui se laisse envahir par le fantastique et
l’allégorie. Dans une société si férue de symboles, sa peinture peut
prétendre facilement se prêter à ce périlleux genre d’exercice. Née dans une
famille où le dessin faisait partie de l’éducation familiale, Laetitia avoue
que dans sa révolte de jeunesse, elle s’est longtemps érigée contre cette
façon parentale d’imposer la vie. En définitive, la peinture s’est imposée à
elle avec la complicité de son père, chose qu’aujourd'hui elle ne regrette
pas.
Même la perfection de ses tracés et de ses
perspectives nous laisse un moment songeurs, on ne peut passer sous silence
cette beauté éparse de la nature que l’artiste dans un élan d’inspiration
réussit à ramener à notre intimité. Laetitia Di Maccio nous a tellement
habitués à certaines exigences artistiques, que nous dispenser de sa
peinture peut paraître difficile.
Slaheddine Haddad
Journaliste au quotidien La Presse- Tunisie |