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Initiée par son père
Gérard Di Maccio
dont il n’est plus à vanter la célébrité puis par
Patrick Bétaudier, un grand maître de la peinture
classique, Laetitia Di Maccio, née en 1965 dans le Val de Marne, a
réalisé des œuvres classiques d’une teneur exceptionnelle.
Pourtant, les sillons de cette voie glorieuse ne semblaient guère
conforter l’artiste en quête davantage de liberté de mouvement et de
débordement. Elle a fini par ranger ses couleurs à l’huile et ses
pinceaux en poil de martre pour se mettre désormais à travailler à
l’acrylique et au couteau.
Provoqué sans doute par sa rencontre avec l'artiste plasticien
Mustapha
Raïth et les cours pour enfants qu’elles dispensent
depuis près d’une décennie, ce décalage technique confère à son
travail davantage de spontanéité, voire d’authenticité.
Fini les dessins rigoureux, les interminables lissages et les
couleurs prédéfinis des glacis. Laetitia Di Maccio a profondément
remis en question sa vision de la peinture afin d’en élargir le
champ. Les fondus se relâchent, les accidents se provoquent et les
détails se perdent au profit de l’atmosphère qui traduit avec force
et émotion une sensibilité humaine à fleur d’âme. Les murs en ruine
témoignent, les messagers de la paix rôdent et les tons rabattus
confèrent à son œuvre un climat singulier où la lumière est à la
fois solaire et lunaire, intérieure et extérieure.
Avec une aisance et une maîtrise dénuée d’artifices techniques,
l’artiste est ainsi parvenue à établir une connexion avec son être
profond, mettant en avant un univers où vibre le chant d’une
sincérité émouvante. |